Action, réaction
C’est une loi de la physique. La troisième, selon Isaac Netwon qui l’a décrite dans son ouvrage capital, ‘Philosophiae Naturalis Principia Mathematica’, qui changea tellement notre monde qu’il le fit basculer de l’ère classique à l’ère moderne. Voici ce que dit cette loi:
« L’action est toujours égale à la réaction; c’est-à-dire que les actions de deux corps l’un sur l’autre sont toujours égales et de sens contraires. »
Bien sûr, cette règle s’adresse aux phénomènes de la physique naturelle. Mais avec un peu d’imagination, on peut tirer un parallèle intéressant en psychologie. Il s’avère qu’un nombre croissant de québécois sont à bout de patience. La grogne vrombit silencieusement aux fonds des quatre coins de la province en temps de couvre-feu prolongé, comme un puissant moteur à pales de sous-marin. Et le Pouvoir en place, au lieu de prendre la mesure intelligente, sensible et posée de cette grogne, au lieu de lui accorder respect en la nommant et l’identifiant adéquatement, se rengorge, trop fier et trop sûr de soi. Car l’identité de ce remous de plus en plus vif, est celui qui traite de la liberté individuelle – vache sacrée, s’il en est une, de toute société qui se respecte. Les nouveaux scribes et divertisseurs télévisuels tenteront de nous faire la morale, empreints eux-mêmes dans leurs propres esprits d’une mission de missionnaires, frétillant dans leur vase clos, dédoublés, clonés, en offrant des sensations du vivre humain par procuration ou en versions fades d’une réalité télé.
Voici une impressionnante récolte d’information variée qui traite de l’état du monde vers lequel nous nous dirigeons. Je les lance ici un peu sous forme de liste à puces.
Le Gouvernement du Québec communique aujourd’hui même la suspension de toute administration du vaccin ‘Covishield’ d’AstraZeneca aux personnes âgées de 55 ans et moins:
Et pour la 3e vague. Ça y’est, nous y sommes:
COVID-19 au Québec: «On est dans une 3e vague», déclare Christian Dubé
Le gouvernement nous prépare donc à un raffermissement de nouvelles mesures de confinement. Le 9 janvier 2021, M. François Legault nous demandait de faire ce qu’il appelait ‘Un dernier effort’ (Voir mon post du 21 janvier):
Est-ce moi seul que cela étonne?
En parlant de M. Legault, on apprend qu’il a publié un post en fin de semaine dernière sur sa page Facebook (le post que l’on connaîtra en postérité comme étant celui des ‘pissous’) concernant les détracteurs haineux qui pataugent dans le cyberespace. La chasse est maintenant déclarée ouverte: la police est appelée à investiguer les personnes dont-elle juge les propos agressifs, violents, menaçants, obscènes et mensongers:
Premier Ministre François Legault – Facebook
Deux choses à ce propos. La première, c’est que M. Legault devrait écouter le segment intitulé ‘Victor Égo’ au sujet de Victor Hugo, homme épique français, afin qu’il puisse relativiser ses maux. Extrait de l’émission Stupéfiant!:
Stupéfiant! Victor Égo (voir plus précisément le segment à 9:45)
L’autre, c’est qu’il faut savoir comprendre et saisir pourquoi il récolte de plus en plus chaque jour de telles réactions infectes. Ni vous ni moi ne pouvons nous tenir responsables des imbécilités que certaines personnes ne peuvent s’empêcher de dire ou d’écrire. Si le Premier Ministre ne peut saisir que le vulgaire existe et existera toujours, et que s’il l’attire, il ne pourra s’en défaire en y jetant des escouades de policiers à la chasse aux sorcières sur Internet, il versera similairement aux Danaïdes son propre acharnement dans un vasque à fond ouvert. D’abord, va-t-il se mettre à construire de beaux complexes carcéraux flambants neufs? Quel est l’objet de ses intentions? Si le vulgaire se relâche, il faut davantage chercher à comprendre la catharsis qui l’a libéré.
M. Legault, Newton l’a dit: À toute action il y a une réaction.
Sur ce même sujet, écouter particulièrement Luc Ferrandez dans sa fameuse commission du 98.5FM, ou il est 100% d’accord avec le ton et le mot choisi (pissous), et sa façon particulière de qualifier si facilement les gens de pourris vivant dans leurs sous-sols qu’il nomme des agresseurs virtuels se prenant pour des justiciers. Ni l’un, ni l’autre de ces hommes publiques ne semblent être en mesure de savoir relativiser la nature du problème: soit que la vie de milliers – pour ne pas dire plusieurs centaines de milliers – de québécois sont affectées, voire décimées par un an de confinement… et ils sont de plus en plus désespérés. Georges Orwell ne s’est pas gêné de descendre dans la fosse avec le vulgaire, tel qu’il le raconte dans son ouvrage ‘Down and out in Paris and London’ (Dans la dèche à Paris et à Londres), paru en 1933, pour y comprendre humainement à quoi peut ressembler la misère du monde. Peut-être que de vivre dans un sous-sol à manger des cannes de bines sur le bien-être social ferait du bien aux commissaires qui n’ont jamais vraiment connu la débine – particulièrement celle infligée par l’arrêt subit des activités qualifiées de non-essentielles.
Le PM a-t-il l’épiderme trop sensible? | Retour sur les «pissous virtuels»
Finalement, dans le Devoir ce matin, on apprend que Facebook, qui a plié à la volonté de l’État de modérer à son entendement la forme permise et la nature des échanges entre les usagers sur son site (et par conséquent sur les médias sociaux en général, voir: Il n’est plus viable pour les médias sociaux de s’autoréglementer, selon Facebook, gracieuseté des efforts continus de Steven Guilbeault, ancien militant de Greenpeace étrangement devenu Ministre du Patrimoine au fédéral), instaurera des algorithmes spécialisés qui veilleront à restreindre la portée de groupes controversés et ‘d’amis’ mal informés qui en sont membres, sans pour autant les museler:
Des groupes Facebook moins visibles, mais pas muselés
Donc aurez-vous encore la chance de lire les avis à saveur anticonformiste que LACHQ pose en lien avec les décisions de nos gouvernements, et qui visent simplement à rappeler à ceux-ci l’urgence de remettre le hockey au centre de la vie quotidienne des hockeyeurs?
Pas si sûr. En plus du vaccin (pas le Covishield, si possible), il vous faudra dans un futur non si lointain une identité numérique si vous souhaitez poster sur le web. Pas d’identité numérique, pas de libre expression vulgaire. Et de même manière, pas de passeport vaccin, plus de vie normale en société.
Identité numérique – Wikipedia
Un pour tous, tous pour un.
